Le traîneau à chiens, à quoi ça sert? Partie 1-hier

Aujourd’hui, j’ai le goût de raconter quelques bribes d’histoire. Sur le traîneau à chiens et la vie avant. Question de se rappeler d’où on vient. En ce temps de crise de COVID-19, je prends le temps de réfléchir à nos débuts. Je me rappelle souvent que c’est ce que font les grands de ce monde : observer nos épreuves du passé pour mieux s’adapter au présent et se préparer au futur.

Le traîneau d’hier

Paysage chez Kinadapt, avril 2020

Le traineau à chiens a été un moyen de transport essentiel à la survie des Premières Nations en Amérique du Nord.  En été, ils utilisaient le canot pour sillonner les rivières et se déplacer. L’hiver, comme dans certaines langues amérindiennes il n’y avait pas de mots spécifiques pour le traineau à chiens, ils se servaient du « canot des neiges » pour leurs déplacements.  Le lien entre le canot de rivière et le traîneau à chiens est fort. Ce n’est pas pour rien que plusieurs membres de mon équipe saisonnière partagent leur temps entre le traîneau à chiens chez Kinadapt l’hiver, et le canot de rivière au Canot Volant l’été. Un superbe partenariat qui bénéficie aux deux entreprises.

Bon, je reviens à mon histoire.

Pour explorer le territoire, le canot des neiges c’était encore plus efficace que le canot, parce que non seulement ils pouvaient traverser les cours d’eau, mais en plus les amérindiens pouvaient explorer et chasser sur de nouveaux territoires à travers la forêt en parcourant de plus longues distances qu’en raquette.

Avant l’arrivée des colons européens et des premiers chevaux, les coureurs des bois ont appris des

Premières NationsTraîneau à chiens au printemps chez Kinadapt ce moyen de transport pour explorer le territoire et pour effectuer la traite des fourrures. Le traîneau était utilisé aussi pour distribuer du courrier, des denrées et des médicaments.  D’ailleurs, certains se souviennent sûrement du classique de Walt Disney qui explique l’histoire de Balto, ou plus récemment, le film Togo qui a présenté ces chiens qui ont marqués l’histoire. Ces deux chiens de traineau ont fait partie de l’équipe de traîneau à chiens qui a sauvé les enfants du village de Nome en Alaska, alors qu’une épidémie de diphtérie faisait rage en 1925. On retrouve même à New-York une statue a été érigée pour saluer le courage de ces chiens.

Cette histoire est à l’origine de la plus impressionnante des courses polaires : L’Iditarod.  Cet évènement international rend hommage au dévouement et à l’efficacité des chiens nordiques à accomplir un parcours de 1000 miles (environ 1600 km) extrêmement long et périlleux.

Aujourd’hui, nous voilà avec non plus une épidémie, mais bien une pandémie. Et tiens, les chiens sont encore là.  Et ils nous aident encore, juste un peu différemment cette fois.

 

Ils sont là pour m’obliger à sortir dehors. Ils réconfortent des membres de l’équipe.

Ils partagent leur vision du moment présent et nous accrochent à une routine, chose essentielle en ces temps incertains. Ils sont aussi là pour nous motiver à creuser nos méninges pour survivre à cette crise qui ma foi, s’annonce tout un défi.

Comme eux sont là pour nous, on doit l’être aussi. C’est la beauté de l’équipe de chiens et son musher : ils sont interdépendants. Comme nous.

Par Carole Turcotte, co-propriétaire et coordonnatrice de la meute à 2 et 4 pattes chez Kinadapt, avril 2020

Carole Turcotte, co-propriétaire de Kinadapt

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